Recherche et soutien
Statistiques et études
Les smartphones et les médias numériques sont un sujet complexe qui touche de nombreux aspects de la vie. Chacun peut en observer les effets au quotidien. Parallèlement, de plus en plus d'études montrent que les smartphones et les réseaux sociaux transforment fondamentalement l'enfance. L'impact de ces appareils est profond, mesurable et les preuves ne cessent de s'accumuler.
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Coûts d'opportunité
96 % des 12-13 ans en Suisse possèdent un smartphone. 82 % d'entre eux utilisent les réseaux sociaux sur leur appareil, et 12 % ont déjà eu recours à des outils d'IA tels que ChatGPT.
De moins en moins de garçons pratiquent une activité sportive, et 70 % d'entre eux abandonnent le sport organisé avant l'âge de 13 ans. À 14 ans, les filles sont deux fois plus nombreuses que les garçons à arrêter toute pratique.
L'utilisation problématique (ou addiction) des réseaux sociaux a augmenté chez les jeunes Suisses âgés de 11 à 15 ans entre 2018 et 2022, la hausse la plus marquée étant observée chez les filles de 13 à 15 ans.
+1 heure d'utilisation d'Internet par jour en semaine chez les 12-19 ans par rapport à 2020, et + 90 minutes le week-end.
La plupart des parents savent que les smartphones sont nocifs, et pourtant, presque tous les enfants en reçoivent un entre 11 et 12 ans. 68 % des enfants de 10 à 11 ans utilisent régulièrement un smartphone.
34 % des enfants de 8 à 9 ans possèdent leur propre smartphone.
En Suisse, les jeunes de 12 à 19 ans passent en moyenne 3,07 heures par jour sur Internet en semaine, et 4,5 heures le week-end.
Harcèlement et exclusion
Au Royaume-Uni, des enfants âgés d'à peine 9 ans ont déjà été intégrés à des groupes WhatsApp malveillants incitant à l'automutilation, à la violence sexuelle et au racisme.
45 % des filles et 20 % des garçons ont été contactés en ligne par des inconnus ayant des intentions sexuelles non désirées.
12 % des enfants âgés de 12 à 13 ans ont été sollicités par un inconnu pour envoyer une photo érotique d'eux-mêmes. Ce chiffre s'élève à 37 % chez les filles de 12 à 19 ans et à 13 % chez les garçons du même âge.
38 % des filles et 34 % des garçons ont vu des photos ou des vidéos d'eux publiées en ligne sans leur consentement.
20 % des enfants suisses ont déjà été exclus d'un groupe en ligne au moins une fois.
Harcèlement et cyberharcèlement : 1 enfant européen sur 6 en âge scolaire est victime de cyberharcèlement.
Contenus nuisibles
42 % des enfants utilisent l'IA pour se divertir. Chez les enfants de 11 ans, 44 % des conversations contiennent des éléments violents, un taux plus élevé que dans n'importe quel autre groupe d'âge. Chez les jeunes de 13 ans, 63 % des échanges avec des compagnons IA donnent lieu à des jeux de rôle à caractère sexuel ou romantique.
30 % des enfants suisses (âgés de 12 à 16 ans) ont déclaré avoir été exposés, au moins à quelques reprises au cours de l'année écoulée, à des contenus montrant comment s'infliger des blessures physiques.
21 % des enfants en Suisse ont déjà vu des photos ou des vidéos embarrassantes ou déplaisantes diffusées à leur insu.
En Suisse, 73 % des garçons et 56 % des filles âgés de 12 à 19 ans ont déjà visionné des vidéos violentes sur leur téléphone ou leur ordinateur.
26 % des enfants (12-16 ans) en Suisse ont déclaré avoir été exposés à plusieurs reprises, au cours de l'année écoulée, à des contenus expliquant comment devenir très mince.
47 % des filles ont été sollicitées par des inconnus pour envoyer des photos érotiques. Chez les garçons, ce chiffre est de 20 %.
21 % des enfants en Suisse ont déjà vu des photos ou des vidéos embarrassantes ou déplaisantes diffusées à leur insu.
Réseaux sociaux, pornographie et IA
Les enfants de 11 à 12 ans qui passent plus de trois heures par jour sur les réseaux sociaux sont plus susceptibles de développer des symptômes de dépression et d'anxiété entre 13 et 15 ans. Ce phénomène est plus marqué chez les filles que chez les garçons.
Le nombre d'images d'abus sexuels sur mineurs générées par IA a augmenté de 400 % entre 2024 et 2025 ; sur 1 286 vidéos confirmées, 1 006 ont été classées dans la catégorie la plus grave (A).
52 % des garçons âgés de 12 à 19 ans ont déjà visionné de la pornographie en ligne. 26 % des enfants âgés de 12 à 13 ans ont déjà visionné des vidéos violentes en ligne. 49 % des garçons (12-19 ans) ont déjà visionné des vidéos violentes en ligne.
Des comptes fictifs créés par des jeunes de 13 ans ont été exposés à des contenus problématiques (armes, automutilation, contenus à caractère sexuel, misogynie) sur TikTok, Snapchat, YouTube et Instagram, et ce, seulement trois minutes après leur inscription.
Selon les estimations de Meta, environ 100 000 enfants utilisant Facebook et Instagram sont victimes de harcèlement sexuel en ligne chaque jour, notamment par l'envoi d'images de parties génitales d'adultes.
Dans 92 % des sessions, TikTok a présenté aux profils de jeunes filles des contenus liés à une santé extrême, au fitness ou aux régimes, et des contenus sexualisés dans 83 % des cas. Chez les garçons, des contenus misogynes sont apparus dans 85 % des sessions.
Les élèves de 6e et 5e qui consultent régulièrement leurs réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Snapchat) présentent des modifications de la sensibilité cérébrale aux récompenses et aux punitions.
Comparaison entre 2018 et 2022 : en 2022, 15 % des garçons ont déclaré avoir été victimes de cyberharcèlement, contre 12 % en 2018. Chez les filles, ce chiffre est passé de 13 % en 2018 à 16 % en 2022.
Selon les estimations de Meta, environ 100 000 enfants utilisant Facebook et Instagram sont victimes de harcèlement sexuel en ligne chaque jour, notamment par l'envoi d'images de parties génitales d'adultes.
Santé physique et mentale
Une étude menée auprès de près de 11 000 enfants âgés de 9 à 10 ans aux États-Unis a révélé qu'une augmentation de l'utilisation des réseaux sociaux était associée, un an plus tard, à une intensification des symptômes dépressifs.
47 % des jeunes Suisses (14-25 ans) déclarent se sentir stressés par les réseaux sociaux.
Près d'un quart (23 %) des jeunes de 15 à 16 ans en Suisse déclarent avoir tenté, sans succès, de réduire leur temps passé en ligne. Près d'un tiers (31 %) affirme que cela leur laisse trop peu de temps pour leur famille, leurs amis ou leurs devoirs.
Près d'un enfant sur quatre en Suisse (âgé de 11 à 15 ans) se déclare insatisfait de son apparence. Cette insatisfaction est associée à des taux plus élevés d'utilisation problématique du téléphone portable.
Par ailleurs, plus de la moitié des adolescents autrichiens (11-17 ans) interrogés ont déclaré vouloir modifier leur apparence, et plus d'un quart d'entre eux ont déjà envisagé d'avoir recours à la chirurgie esthétique.
43 % des étudiants français déclarent se sentir nerveux ou anxieux lorsqu'ils n'ont pas leur smartphone à portée de main.
Chaque heure supplémentaire passée devant un écran par jour augmente le risque de myopie de 21 %.
Les scanners cérébraux d'adolescents (cortex) révèlent qu'une utilisation excessive des réseaux sociaux pourrait entraîner des modifications physiques du cerveau, s'apparentant à un vieillissement prématuré ou à une « fatigue cérébrale » potentiellement causée par l'inflammation et le stress.
Une étude mondiale menée par Sapiens Labs en 2023 auprès de 27 969 jeunes adultes a révélé que plus l'âge d'obtention du premier smartphone est précoce, plus la santé mentale est dégradée à l'âge adulte.
Une étude mondiale menée par Sapiens Labs en 2023 auprès de 27 969 jeunes adultes a révélé que plus l'âge d'obtention du premier smartphone est précoce, plus la santé mentale est dégradée à l'âge adulte.
Chez les adolescents suisses (12-19 ans), les signalements de maux de dos (17 %), de maux de tête (16 %) et de douleurs cervicales (13 %) étaient associés à une utilisation accrue des médias électroniques.
Des temps d'écran plus longs sont associés à une heure de coucher plus tardive (un retard de 13,2 minutes par heure d'écran), à des difficultés d'endormissement, à une durée de sommeil réduite et à un risque accru de symptômes d'insomnie.
Dès l'âge de 10 ans, chaque heure supplémentaire passée devant un écran est associée à un risque accru de maladies cardiaques et de diabète de type 2.
En Suisse, 31 % des jeunes âgés de 11 à 15 ans ont souffert de troubles du sommeil plusieurs fois par semaine au cours des six derniers mois. Les adolescents de 14 à 15 ans qui font un usage problématique de leur téléphone portable (c'est-à-dire qui sont incapables de contrôler leur temps d'écran) dorment moins bien.
Attention & résultats scolaires
75 % des étudiants déclarent que leur utilisation du smartphone nuit à leurs résultats universitaires. 40 % consultent leur téléphone constamment ou fréquemment lorsqu'ils étudient seuls. Environ 40 % vérifient leur smartphone en permanence ou toutes les 5 à 10 minutes.
Une étude britannique menée auprès de 800 écoles primaires et secondaires a révélé que les élèves fréquentant des établissements ayant instauré une interdiction efficace des smartphones obtenaient des résultats supérieurs de 1 à 2 niveaux par rapport à ceux scolarisés dans des écoles aux règles plus souples.
Une étude menée auprès de 6 000 enfants âgés de 9 à 10 ans a révélé que ceux qui utilisaient les réseaux sociaux avant l'âge de 13 ans obtenaient de moins bons résultats aux tests de lecture et de mémoire. Ce phénomène s'accentuait proportionnellement à la durée d'utilisation quotidienne.
Des IRM réalisées sur des enfants de 8 à 12 ans ont révélé un développement plus marqué des zones cérébrales dédiées à la lecture chez ceux qui privilégient les livres papier par rapport à ceux qui passent leur temps devant des écrans.
En moyenne, les jeunes de 11 à 17 ans reçoivent 237 notifications par jour.
En moyenne, les jeunes de 11 à 17 ans reçoivent 237 notifications par jour.
Lorsqu'un projet est interrompu par un élément extérieur, comme une notification, il faut environ 25 minutes pour se replonger pleinement dans la tâche initiale.
Les sujets qui utilisent ChatGPT pour rédiger un essai présentent une activité cérébrale nettement plus faible dans les zones du cerveau responsables des processus cognitifs, de l'attention et de la créativité.
Dans 36 pays, les résultats standardisés en mathématiques, en lecture et en sciences ont chuté de manière spectaculaire entre 2012 et 2022 chez les élèves qui consacraient une grande partie de leur temps scolaire à utiliser des appareils numériques à des fins personnelles.
Dans les pays de l'OCDE, les élèves qui passent plus d'une heure par jour de semaine sur les réseaux sociaux et utilisent Internet à des fins récréatives obtiennent des résultats en mathématiques inférieurs de 5 à 20 points par rapport à ceux qui y consacrent une heure ou moins.
Selon une étude menée aux États-Unis, les élèves de terminale ont obtenu leurs plus mauvais résultats en mathématiques depuis 2005 et leurs scores les plus bas en compréhension écrite depuis le début des évaluations en 1992.
Social & famille
La probabilité que des adolescents abandonnent les réseaux sociaux est presque deux fois plus élevée si leurs amis font de même : dans une étude menée en Nouvelle-Zélande, 61 % d'entre eux ont déclaré que cela serait plus facile avec des amis, contre 32 % s'ils étaient seuls.
Plus de la moitié des parents affirment que l'utilisation du smartphone par leur enfant est une source majeure de conflits familiaux.
Le manque de contacts sociaux peut augmenter le risque de décès prématuré autant que le fait de fumer jusqu'à 15 cigarettes par jour. Ce risque est plus élevé que celui associé à l'obésité ou à la sédentarité.
Les preuves suggèrent un lien entre une utilisation accrue des écrans (de manière générale) et des conséquences négatives, telles qu'une diminution de l'activité physique, une dégradation de la qualité du sommeil, des troubles de l'attention ainsi que des difficultés sur le plan émotionnel et social.
28 % des jeunes Suisses souhaitent obtenir des conseils pour mieux gérer leur temps en ligne. Ils demandent également de l'aide pour identifier les fake news (37 %), protéger leurs données personnelles (35 %) et faire face au cyberharcèlement (31 %).
Plus de la moitié des parents affirment que l'utilisation du smartphone par leur enfant est une source majeure de conflits familiaux.
En Suisse, 55 % des enfants (âgés de 9 à 16 ans) utilisant Internet ont déclaré que leurs parents ne discutent jamais ou presque jamais avec eux de leurs activités en ligne.
Entreprises & données
Les dix plus grandes entreprises du numérique dépensent davantage en lobbying au sein de l'UE que les dix plus grands groupes des secteurs pharmaceutique, financier et automobile réunis. Meta est le premier d'entre eux.
On estime qu'à l'âge de 13 ans, 72 millions de points de données ont été collectés sur un enfant. Cela correspond à 12 000 données par heure passée en ligne.
Les enfants ont du mal à comprendre comment leurs données sont collectées en ligne et ne sont pas réellement en mesure de consentir à cette collecte de manière éclairée.
On estime qu'à l'âge de 13 ans, 72 millions de points de données ont été collectés sur un enfant. Cela correspond à 12 000 données par heure passée en ligne.
Paroles de soutiens
Les recherches le montrent : une utilisation intensive des smartphones et des réseaux sociaux avant l'âge de 13 ans peut nuire au développement des enfants.

« Nos enfants ont besoin d'une attention réelle, pas d'écrans. Une enfance sans smartphone n'est pas une privation, mais un cadeau. Je remercie l'association SfKS de s'engager en ce sens. »

Ce n'est pas parce que le smartphone fait partie du quotidien de la plupart des adultes qu'il doit être considéré comme une norme pour les enfants. Un smartphone n'est pas bénéfique pour un cerveau en plein développement.

« Lorsque je demande lors de mes ateliers : "Qui a déjà vu quelque chose sur Internet de si choquant que cela l'a empêché de dormir ?", presque tous les enfants possédant leur propre smartphone lèvent systématiquement la main. »

Les enfants n'ont pas besoin d'une stimulation numérique permanente, mais de proximité réelle, de repères et d'espace pour développer leur superpouvoir : celui d'être humain.

La plupart des individus développent leurs compétences émotionnelles fondamentales au cours des 16 premières années de leur vie, à travers des interactions complexes en présentiel avec leur famille, leurs enseignants et leurs amis.

« Les réseaux sociaux – qu’il vaudrait mieux qualifier de réseaux asociaux – ont été conçus dès le départ comme des produits addictifs. »

Les smartphones sont des prouesses technologiques offrant de nombreux avantages, mais ce sont aussi des outils addictifs extrêmement puissants, dont l'impact peut s'avérer dévastateur, en particulier chez les enfants.

«Les smartphones sont une expérience cruelle imposée aux enfants. C'est pourquoi je soutiens le mouvement pour une enfance sans smartphone ainsi que le travail de l'association Smartphone-freie Kindheit Schweiz.»

Beaucoup de parents ne semblent pas comprendre qu'en disant NON au premier smartphone de leur enfant, ils s'épargnent bien plus de stress à long terme qu'en disant OUI sur le moment !

Avec les smartphones, nous acceptons que des algorithmes captent délibérément l'attention des enfants, amplifient leurs émotions et façonnent leur comportement, sans aucune garde-fou. Ne pas donner de smartphone à un enfant, ce n'est pas le priver de quelque chose. C'est lui offrir la liberté, la santé et l'imagination.

C'est en sensibilisant les parents, en instaurant des règles claires au quotidien et en instaurant un dialogue d'égal à égal avec les enfants que l'on favorise une utilisation responsable des médias numériques. Je trouve formidable que l'association s'engage en ce sens.

Une enfance sans smartphone favorise un développement sain, une bonne maîtrise du langage et permet d'éviter les troubles de la concentration, la baisse des résultats scolaires ainsi que l'exposition à des images traumatisantes.

Les smartphones sont tout simplement trop nocifs. Nous avons besoin de téléphones à clapet pour tous les enfants et dans toutes les écoles, et ce, dès maintenant. Je soutiens tous les mouvements de parents qui se développent à travers le monde.

«Les parents, et tout particulièrement les mères, se sont mobilisés (...) et ce fut un exemple impressionnant de ce que nous pouvons accomplir ensemble.»

Paroles de parents
Notre fils aîné a bientôt 15 ans et n'a toujours pas de smartphone. Et il se porte très bien :) Nous soutenons l'association « Smartphone-freie Kindheit » (pour une enfance et une jeunesse sans smartphone !) car nous croyons en l'importance des interactions sociales authentiques.
Tant qu'il n'est pas prouvé que ces appareils sont inoffensifs, les jeunes devraient apprendre les codes sociaux auprès de leurs parents et de leur entourage, plutôt qu'auprès d'influenceurs sélectionnés par des algorithmes via leur smartphone et les réseaux sociaux.
C'est l'un des défis de santé publique les plus urgents de notre époque.
L'association Smartphone-freie Kindheit Schweiz nous encourage, nous inspire et nous aide, en tant que parents, à accompagner nos enfants dans le monde numérique de manière responsable.
«Offrir un smartphone à un enfant, c'est lui confier, du même coup, la responsabilité d'une liste de dangers qui s'allonge chaque jour.»
Le smartphone nous vole le temps que nous pourrions consacrer à de vraies relations et à des expériences authentiques.
« Quand j'ai laissé mes enfants partir seuls pour la première fois, il n'y avait pas qu'eux qui devaient apprendre à gagner en autonomie : moi aussi ! »
Nous sommes confrontés à un dilemme collectif : aucun enfant ne veut être le « dernier » à posséder un smartphone. Le pacte parental est la solution et la voie à suivre !
Les smartphones et les réseaux sociaux sont l'opium du peuple : ils abrutissent au lieu d'éduquer, et nous, adultes, n'avons nous-mêmes jamais appris à les utiliser sainement.
Des études démontrent que la protection du développement des connexions neuronales et de la régulation émotionnelle est déterminante pour la santé à long terme.
Rien que le fait de savoir que d'autres parents tentent, comme moi avec mes trois filles, d'offrir à leurs enfants une enfance vivante et pleine d'amour, je trouve cela encourageant.
Mes arguments contre l'utilisation précoce d'un smartphone personnel chez les enfants ne reposent pas sur des chiffres, des statistiques ou des études, mais simplement sur mon instinct de mère et le sentiment que nous faisons fausse route.
Mon fils, qui aura bientôt 9 ans, possède une merveilleuse capacité à se concentrer sur les choses subtiles de la vie. Au vu des recherches actuelles, je crains que cet intérêt ne s'estompe et ne finisse par disparaître si je lui donne un smartphone d'ici un ou deux ans.
À l'école, nous constatons aujourd'hui de multiples lacunes chez les enfants : une faible capacité de concentration, un manque de compétences sociales et de maîtrise de soi, des retards et troubles du langage, des troubles du comportement, ainsi qu'une augmentation des cas de TDAH et de troubles du spectre autistique, entre autres.
«Je ne veux pas que ma fille de onze ans soit prisonnière de ce flux incessant de body shaming et de négativité qui mine sa confiance en elle.»
Paroles d'enfants
« Ces quelques années sans smartphone sont bien peu de chose comparées aux 45 années de vie professionnelle qui m'attendent, pour lesquelles j'aurai besoin de compétences qui n'ont rien à voir avec le fait de scroller. »
« Peut-être que les enfants se trouvent cool avec un smartphone et me prennent pour un ringard, mais plus tard, ce seront eux les ringards et c'est moi qui serai cool. »
« Quand je suis en déplacement, personne ne peut m'appeler pour me dire d'aller acheter du lait ou de rentrer plus tôt. C'est ça, la liberté ! »
Je vais deux fois par semaine à l'entraînement à pied, seule. Cela représente environ 20 minutes de marche. Je suis heureuse de pouvoir le faire en toute autonomie.
Très jeune, je prenais déjà le bus toute seule pour aller faire du sport. Il n'y a qu'une seule ligne, mais je n'ai jamais eu peur. Dans le bus, j'aime observer les gens. La plupart ont les yeux rivés sur leur écran. Moi, ce que je préfère, c'est discuter avec les dames âgées.
Questions & Réponses
Notre Foire aux questions a pour but d'aider à sensibiliser les parents, les enseignants, les écoles, les responsables politiques, les organisations de jeunesse et les associations à ce sujet.
Non, car les cerveaux en cours de développement et de maturation sont plus vulnérables (« tout accélérateur et aucun frein »). Ainsi, le cortex préfrontal du cerveau masculin n'est pleinement développé qu'à l'âge de 25 ans, et environ deux ans plus tôt chez les femmes. Attendre 25 ans pour un smartphone est évidemment illusoire. Mais nous voulons aider nos enfants à apprendre à utiliser ces appareils de manière saine, alors que leur système de freinage n'est pas encore totalement opérationnel.
Agissez vous aussi !
Signer le pacte
parental
En signant le pacte parental volontaire, vous marquez votre engagement et rejoignez une communauté croissante de familles qui choisissent de ne pas donner de smartphone personnel à leurs enfants.
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Au sein de ces communautés WhatsApp (oui, nous sommes conscients de l'ironie), vous pouvez en apprendre davantage sur le sujet, trouver des personnes partageant les mêmes idées dans votre canton et échanger avec elles.
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